Rencontre rapprochée avec un béluga


Cette journée-là, j’ai eu la chance d’embarquer à bord d’un bateau de recherche. Leur sujet d’étude était un animal extraordinaire, l’emblème même de l’estuaire du Saint-Laurent, et j’ai nommé le magnifique béluga!

Tôt le matin, j’étais au quai d’embarquement de Tadoussac. J’étais fébrile. J’avais déjà vu des bélugas, bien sûr, mais jamais avec la proximité que me permettrait le fait d’être avec des chercheurs.

Il faut savoir que des images comme celles que je vous montre ici sont interdites pour les marins ordinaires. Il est interdit de s’approcher à moins de 400 mètres d’un béluga. Et si c’est celui-ci qui s’approche du bateau, les gens sont dans l’obligation de s’éloigner et de rétablir une distance de 400 mètres entre eux et l’animal. C’est dire si ce que je vous montre dans ma vidéo est unique.

Ce jour-là, toutes les régles de protection concernant les bélugas ne tenaient plus car les chercheurs ont le droit de s’approcher au plus près des animaux pour mieux les étudier.

Voilà, c’est dit.

En ce qui concerne notre journée qu’on devait passer en mer, le stock a été embarqué rapidement dans le bateau. Nous avons quitté rapidement la marina, à bord du petit zodiac des chercheurs. Ça faisait 5 minutes que nous naviguions quand l’un d’entre eux m’informa qu’il y avait une centaine de bélugas tout autour de nous!

J’étais ravi! Je m’attendais à en voir plusieurs, mais jamais je n’aurais espéré en voir une centaine en même temps.

Les taches blanches émergeaient tout autour de nous. Sans arrêt. Depuis plusieurs minutes. Le même chercheur m’informa qu’ils étaient en alimentation.

Les caméras étaient toutes en train d’enregistrer, bien sûr.

J’ai alors vu un groupe de 4 ou 5 individus s’approcher de nous. Ils étaient à quelques mètres seulement du bateau. Je me tournai précipitemment vers mon sac afin d’en sortir ma Gopro. Je voulais la plonger dans l’eau afin de réaliser des images sous-marines des bélugas. Ces derniers étaient assez près de nous pour ça.

Quand, stupeur dans mon visage, j’avais oublié d’amener le bras télescopique de ma Gopro! Que pouvais-je faire pour remédier à la situation?

Une seule chose était désormais possible: la souffrance 😉

Je pris ma Gopro en main et c’est mon bras d’humain que je plongeai dans l’eau. Celle-ci était glaciale. J’avais mal dans les articulations. Mais je voulais mes images sous-marines de bélugas.

Heureusement, ces derniers ont été empathiques à mon égard. Ils n’ont pas mis trop de temps à s’approcher suffisamment de mon bras humain-caméra pour que je puisse les filmer de près.

J’étais tellement heureux de réussir un tel contact avec cet animal extraordinaire.

Les chercheurs m’ont même fourni des enregistrements audio de bélugas chantant dans les profondeurs de l’estuaire. J’ai collé cet audio sur les images, pour que vous puissiez en profiter vous aussi.

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