Expédition dans les monts Groulx


3 jours dans les Monts Groulx, voilà le temps que j’y ai dernièrement passé. Et je dois dire qu’on ne revient jamais totalement indemne de l’exploration de cet environnement extraordinaire.. Dès le retour en bas de la montagne, on ne rêve que de la remonter.

En tout et partout, j’aurai marché plus de 20 kilomètres sur le flanc du mont Harfang, traînant un paquetage lourd qui aurait pu m’éclater les genoux. Mais non, depuis mon retour à la civilisation, je suis dans un état parfait. Enfin, je ne suis pas pire que je ne l’étais avant de partir 😉

Dans ces montagnes, la nature est splendide. Mais surtout, le lieu est enveloppé d’un calme apaisant qui fait du bien aux âmes des gens des temps contemporains. Monter ces montagnes a quelque chose de magique. D’envoûtant.

Bien sûr, tout n’est jamais parfait. Même dans les Monts Groulx. Si j’aime beaucoup ma configuration camion-tente de toit, l’évidence est que je devrai améliorer la façon dont je monte mon campement, quand il est constitué d’une tente de sol. J’étais tellement mal installé, même si la tente a donné lieu à de belles photos, que c’en était presque risible. Je vais réfléchir à tout ça en prévision des prochaines sorties.

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Mais bon, on ne va quand même pas commencer à se plaindre pour si peu 😉

Dormir dans les Monts Groulx, c’est toute une expérience. Pas toujours très confortable, certes, car il y fait froid. Et pour monter là, on doit transporter le strict minimum. Alors on s’arrange avec ce qu’on a sous la main. Matériel qui ne convient pas toujours très bien à la situation.

Exemple, mon satané ouvre-boîte. Une fois au sommet du mont Harfang, j’avais décidé de manger une soupe aux nouilles. J’avais tellement froid alors que je faisais mes photos que j’en rêvais. Littéralement.

De retour à la tente, je sors le fameux ouvre-boîte. C’est un petit truc manuel, un genre de petit couteau. Aussi bien dire que ça fonctionne ultra mal. J’ai fini par faire un trou dans la boîte de soupe, en essayant d’y faire passer les nouilles. On peut imaginer la scène 😉

Pas besoin de vous dire qu’une fois de retour à Baie-Comeau, je suis allé m’acheter un bon ouvre-boîte 😉

Mais au-delà de ces petits tracas, une nuit dans les monts Groulx, ça permet des moments photo extraordinaires. On peut vraiment profiter de la belle lumière des lieux.

Alors que je faisais des photos du coucher de soleil, je me suis tourné vers l’Est et j’ai alors aperçu que la lune se levait lentement mais sûrement sur le massif montagneux. Parce que j’avais accepté le confort relatif d’une nuit à cet endroit, j’avais droit, simultanément, à un coucher de soleil et à un lever de lune. C’était magique!

Le lendemain matin, je me suis levé à 5h. Et la lumière commençait déjà à être extraordinaire. À 950 mètres d’altitude, j’avais un point de vue sur les environs immenses qui étaient recouverts de nuages. Les nuages étaient sous mes pieds. Ça permettait des prises de vue uniques.

Quand mon travail photo du jour tirait à sa fin, car la lumière commençait à se faire trop dure, des bruants des neiges m’ont survolé. Je n’en croyais pas mes yeux. Ces oiseaux, j’avais l’habitude de les voir au sud, l’hiver, par temps très froids. Mais ici, dans les Monts Groulx, ils étaient là, tout bonnement, en septembre!

Maintenant que j’ai dormi sur les monts, il me reste à rêver d’une traversée. Je vais commencer cet hiver à m’y préparer.

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