Plus souvent qu’autrement, la photo animalière relève du grand défi. Nous savons tous qu’il est très difficile de capturer avec une caméra ces moments qui nous permettent de découvrir le quotidien des espèces animales qui vivent elles aussi sur cette planète.
Quand on pense à ces grands défis, on est souvent portés à penser d’emblée aux grands prédateurs ou aux animaux ultra rares. Il nous vient moins fréquemment à l’esprit que photographier les petits animaux communs qui nous entourent peut aussi être très difficile.
J’ai expérimenté la chose la semaine dernière en tentant de photographier des souris et campagnols dans leur milieu naturel. C’est-à-dire dans la forêt derrière ma maison du fond des bois.
Il s’agissait tout d’abord d’un défi à cause du grand froid. Et aussi parce que ces rongeurs sont essentiellement nocturnes. Je devais donc trouver une façon de les poser dans le noir. La méthode retenue a été le déclenchement à distance, avec mon iphone. Très difficile d’agir ainsi car mon écran de cellulaire était quasiment noir. Je ne voyais que passer les ombres des rongeurs. Je devais alors appuyer très rapidement sur le bouton, quand une ombre circulait, et espérer ainsi réussir la photo.
(J’ai bien tenté d’éclairer la scène avec des lumières LED, mais les rongeurs refusaient dès lors obstinément d’approcher la caméra. C’est donc dans le noir complet que l’action photographique a dû se dérouler.)
On se l’imagine aisément: une telle méthode a donné un tas de photos ratées. Des campagnols qui sont de dos, ou pas au focus, j’en ai tout un tas dans mon ordinateur.
Mais il y en a quand même une que j’ai réussie! Après des heures et des heures d’essais et erreurs. D’accord la zone de focus est courte, mais on voit quand même bien le regard de ce sympathique campagnol!

Ce fut une rude soirée que j’ai passée dans le noir et le froid. Mais je suis bien content d’avoir pu mieux comprendre la vie du sous-bois telle qu’elle se mène lorsque le soleil est couché.
Et je dois aussi dire que je ne suis pas le seul, dans le coin, à s’intéresser aux petits rongeurs. Les geais bleus également!
Sur cette photo, un geai bleu s’attaque à ce qui semble être une souris sylvestre. La souris sylvestre et la souris à pattes blanches sont très difficiles à distinguer l’une de l’autre. Mais ce qui me permet de parler, ici, d’une souris sylvestre, c’est le fait que la queue du sujet soit bigarrée. La souris à pattes blanches a normalement une queue de couleur unie.


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