Il est parfois bon de s’entraider si l’on espère mieux survivre dans les profondeurs du Saint-Laurent. Cela, les deux squatteurs que sont le bernard-l’ermite et la fourrure d’escargot (hydractinia echinata) l’ont bien compris.

Le premier doit récupérer une coquille vide, le plus souvent celle d’un buccin, afin de se protéger au fond de l’abri ainsi créé. Et la fourrure d’escargot, elle, s’incruste sur la même coquille afin de profiter des restes du bernard-l’ermite, ou pour mieux attraper du placton lorsque celui-ci se déplace.

La fourrure d’escargot, c’est une drôle de bibitte. Il s’agit en fait d’une colonie constituée de dizaines, voire de centaines, d’hydraires. Il s’agit donc d’une membre de la famille des méduses.

L’hydraire façonne un tube au bout duquel sort le polype. C’est à lui qu’on confie la mission de la chasse.Ce n’est pas très clair s’il s’agit ici d’une simple relation de commensalisme (un être profite d’un autre sans lui nuire, en l’occurrence ici la fourrure d’escargot) ou s’il ne s’agirait pas plutôt d’une relation symbiotique. On pense que le bernard-l’ermite pourrait profiter d’une protection accrue dû au fait que les hydraires sont urticants. Elles pourraient de ce fait contribuer à éloigner les prédateurs du bernard-l’ermite.

La reproduction de la fourrure d’escargot se fait de manière sexuée. Il y a des colonies mâles et des colonies femelles. Les oeufs sont fécondés en pleine eau. Mais la fourrure d’escargot peut aussi se reproduire de manière asexuée. La colonie se dédouble tout simplement, un peu comme le ferait de nouvelles pousses de plantes.

Le seul prédateur connu de la fourrure d’escargot est le nudibranche. Ce dernier apprécie particulièrement les animaux venimeux. Il récupère leur venin pour sa propre protection!

Laisser un commentaire