Lorsque l’on remonte dans le zodiac, à l’issue d’une plongée dans l’estuaire du Saint-Laurent, il arrive fréquemment que l’on transporte des passagers clandestins. Des caprelles bien accrochées à nos combinaisons sèches (caprella sp, et pour l’estuaire, fort probablement linearis).

Ce crustacé ressemble un peu à la bête imaginée par Ridley Scott dans les films Alien, mais en version minuscule. La caprelle, qui ne mesure que quelques millimètres, voire jusqu’à deux centimètres pour les plus gros individus, vit accrochée aux récif, aux animaux, aux algues, enfin là où le courant lui apportera sa nourriture. Les pattes dressées, elle saisit ce que le courant lui apporte. Des plus petites proies issues du plancton, à de plus grosses, comme des isopodes ou des gammaridés.

On ne connaît pas grand chose de la reproduction chez un si petit animal. Ce qu’on peut en dire, c’est que le mâle est beaucoup plus gros que la femelle. Qu’il n’y a pas de stade larvaire, c’est-à-dire que de petites caprelles toutes formées sortent directement des oeufs. Comme les crevettes, les femelles caprelles protègent les oeufs sous leur abdomen. Dans la vidéo que je joins au présent article, on peut d’ailleurs observer une femelle transportant un genre de ballon blanc sur le ventre. Ce sont ses oeufs.

Les caprelles figurent au menu de nombreux animaux fréquentant les eaux de l’estuaire du Saint-Laurent. On les retrouve de la surface jusqu’à trop grande profondeur pour les plongeurs. Dans l’estuaire, je les observe régulièrement accrochées aux algues laminaires, ou au dos des concombres de mer et pêches de mer.

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