Les premiers flocons commencent à tomber sur le Québec. C’est le signal, pour moi, de l’ouverture de la saison du piégeage.

Mais du piégeage photographique, bien sûr.

Pour ce faire, je me rends dans les environs de ma maison de la forêt. C’est un endroit sûr pour disposer mes pièges. Dans la région de Montréal, il y a beaucoup trop de monde, et les risques sont trop grands que quelqu’un vole mes caméras laissées aux bons soins de la nature.

J’aime beaucoup l’hiver pour le piégeage. Je trouve que les images ainsi obtenues sont plus belles que durant l’été. Les coups de flashs, sur la végétation, ça donne un rendu qui me plaît moins que sur la neige.

Mais l’hiver, c’est plus dur que l’été.

Il faut très bien connaître le comportement de l’espèce visée quand vient le temps de placer son piège. Il faut aussi espérer que le sujet collaborera et qu’il se placera correctement dans la zone de focus. Et l’hiver, il faut en plus élaborer nos plans en considérant le froid; ce froid qui tue les piles si rapidement! Et qui gèle nos mains alors qu’on manipule nos appareils.

Certaines personnes se disent que le piégeage, c’est facile, puisque le photographe n’est pas sur place au moment de la prise de la photo. Hé bien, je me dois de rétorquer que c’est dans les faits très, très difficile. À l’aide de cette technique, je ne réussis que quelques bonnes photos par année. À ce jeu, les échecs sont bien plus nombreux que les réussites.

Parce que le sujet nous montre très souvent ses fesses au lieu de sa tête:

Le sujet peut aussi passer trop près de la caméra:

Il peut aussi passer trop loin:

Alors qu’à d’autres occasions, c’est une autre espèce qui déclenche la caméra:

Mais quand tu réussis ton coup, tu parviens à réaliser des photos qui sortent de l’ordinaire. Elles offrent une proximité avec l’animal qu’il est très difficile, voire impossible, d’atteindre en étant présent sur les lieux, caméra en mains. Et à l’aide de cette technique, on parvient à ce que l’animal nous offre une attitude tout autre que lorsqu’on le pose, en étant pas trop loin de lui. Avec le piégeage, il semble plus calme, moins stressé.

Dans les prochains jours, je vous ferai une vidéo, sur le terrain, pour vous montrer comment j’installe mes pièges. Au jour le jour, on ira les visiter, et on espérera attraper quelques images dignes de mention. C’est à suivre!

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