Un énorme requin blanc est aux Îles-de-la-Madeleine!

***Un signal a prouvé qu’un énorme requin se trouve dans le golfe Saint-Laurent***

La technologie a du bon et du moins bon. En environnement, on sait tous que le renouvellement effréné des appareils électroniques a un impact dévastateur sur la planète. Et qu’il faut envisager des solutions pour combattre ce problème.

Mais comme il n’y a rien de tout noir et tout blanc dans la vie, il faut aussi mentionner que la technologie permet également d’aider plus efficacement les espèces en péril.

C’est le cas du requin blanc. Et de quelques autres espèces comme le requin tigre ou le requin bleu aussi, et ce, grâce à Ocearch.

Ocearch est un organisme à but non lucratif. Il aide entre autres les scientifiques à en apprendre toujours davantage sur les requins, ces animaux méconnus. Ocearch a développé des balises qui permettent de suivre les déplacements des requins. Ils ont entrepris cette mission en 2007. À ce jour, 432 animaux ont été tagués.

Les balises qu’ils posent sur les animaux nous permettent de les suivre en ligne, via leur site. Et c’est franchement fascinant. En plus, un portrait du requin est proposé à l’internaute. On peut savoir quand une balise a été posé sur celui-ci, et où la capture a eu lieu.

Quand un requin s’approche de la surface, un signal est envoyé par la balise, ce qui permet de connaître la position de l’animal. C’est un suivi révolutionnaire concernant la migration des requins.

Mais pour y parvenir, les animaux doivent être capturés. Seuls les requins porteurs d’une balise établissent donc le portrait des déplacements. C’est dire qu’il peut y avoir beaucoup plus de requins dans un secteur donné que les seuls individus porteurs d’une balise.

Ces signaux nous ont permis de prouver que des requins blancs fréquentent assidûment les eaux des Îles-de-la-Madeleine.

Grâce à Ocearch, on peut même savoir que Breton se trouve présentement dans les environs de l’archipel. Il s’agit d’un énorme requin mâle adulte de 13 pieds qui pèse environ 1500 livres. Ce qui prouve qu’il n’y pas que des requins juvéniles qui remontent dans le golfe Saint-Laurent, comme le stipulait un article récent.

Breton a été tagué en 2020 lors d’une expédition en Nouvelle-Écosse. Le tracé de ses déplacements prouvent qu’il vient chaque année dans les eaux des Îles-de-la-Madeleine. Il s’est même rendu tout près de la péninsule gaspésienne il y a peu.

Le dernier signal que Breton a émis, c’était le 12 octobre dernier. Et il était encore dans les eaux des Îles.

Qu’un requin blanc soit dans le golfe Saint-Laurent à la mi-octobre soulève des questions. On serait porté à croire que le réchauffement des eaux permet à ces animaux de rester plus longtemps dans le golfe qu’antérieurement. C’est une hypothèse qui mérite d’être avancée, mais tout cela demeure encore à être démontré scientifiquement.

Grâce au travail d’Ocearch, il est réaliste de penser qu’on pourra prochainement le prouver.

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