Pourrait-on réintroduire cette espèce au Québec?

De bonnes nouvelles nous parviennent en provenance de Banff. Depuis 2017-2018, le bison a été réintroduit dans le parc, et le projet fonctionne parfaitement.

À un point tel que la population de bisons du parc a quintuplé ces dernières années. Au départ, ce sont 16 bisons qui ont été relâchés. Ils sont aujourd’hui au nombre de 80.

Cela représente beaucoup, du côté culturel, du côté écologique et aussi historique.

Marie-Ève Marchand, directrice de l’Institut international de relation avec les bisons

Il faut aussi noter que la santé des bisons du parc est excellente. Ce qui signifie qu’ils ont trouvé là un habitat clairement adéquat pour eux.

Il faut dire qu’ils ont beaucoup de territoire où ils peuvent vivre. La zone de réintroduction compte pas moins de 1200 kilomètres carrés. Au cours des cinq dernières années, les bisons ont exploré environ 257 kilomètres carrés. On le sait grâce à des colliers émetteurs qu’ils portent.

Le retour des bisons dans ces plaines est une très bonne chose pour l’écosystème. Ces animaux volumineux piétinent les sols et broutent les prairies, ce qui favorise le renouvellement des herbes, la rétention d’eau et l’absorption du carbone dans le sol.

Un projet inspirant pour le Québec?

Au Québec aussi, il y a un grand mammifère qui était ici présent et qui est aujourd’hui disparu. Il s’agit du wapiti.

C’est un grand ongulé qui vit en troupeau.

À l’arrivée de Jacques Cartier, le wapiti était présent au sud du Québec. Le Saint-Laurent agissait comme frontière naturelle. Mais la chasse et la colonisation ont eu raison de l’espèce au Québec. Les derniers individus sont disparus au cours de la seconde moité du XIXe siècle.

Aujourd’hui, on compte toujours plusieurs dizaines de milliers de wapitis au Canada, mais on les retrouve principalement dans les provinces des prairies et en Colombie-Britannique.

Si le bison a été réintroduit avec succès dans le parc de Banff, pourrait-on agir de façon similaire dans le cas du wapiti au Québec? Il y a plusieurs parcs qui pourraient être ciblés afin de réintroduire ici ce grand mammifère.

À ce chapitre, le Québec pourrait s’inspirer de l’Ontario qui a réintroduit le wapiti à la fin des années 1990. La population s’y porte bien, ce qui démontre qu’il est possible de ramener cette espèce dans l’Est du continent, et ce, bien que les écosystèmes ont ici bien changé depuis la fin du XIXe siècle.

Le retour de ce grand ongulé serait en tout cas des plus spectaculaires. D’après moi, ça vaut au moins la peine qu’on y songe.

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