Dommages causés par la tordeuse en diminution

Depuis quelques années maintenant, une infestation de la chenille appelée tordeuse des bourgeons de l’épinette sévit au Québec.

 ©Patrick Bourgeois

Sur la Côte-Nord, quand je me promène en forêt, il n’est pas rare de trouver des zones où les conifères sont complètement morts. Ça donne une image sombre à la forêt boréale.

Bon, ce n’est pas pour une question esthétique que le ministère des Ressources naturelles et des Forêts s’intéresse à cette question, mais bien davantage parce que les forêts ainsi dévastées ne sont plus rentables pour l’industrie forestière. N’en demeure pas moins que des mesures sont prises afin de combattre cette petite chenille qui cause de bien grands ravages.

Et ces mesures semblent donner des résultats. C’est en tout cas ce qu’il faut en déduire des résultats que le ministère vient de diffuser. En 2022, les superficies touchées par la tordeuse ont diminué au Québec. On parle de 9 159 154 hectares défoliés, ce qui est une forte diminution en comparaison des 12 229 847 hectares en 2021.

Les principales régions encore touchées par l’infestation sont le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’Outaouais, de l’Abitibi-Témiscamingue et la Capitale-Nationale. La Côte-Nord, elle, semble enfin sur la voie du rétablissement complet.

Pour bien évaluer la situation, le ministère a recours à des surveillances aériennes et satellitaires.

Et pour combattre les chenilles, un insecticide biologique est aspergé dans l’environnement. Il s’agit de Bacillus thuringiensis var. kurstaki (Btk). Cet insecticide détruit le système digestif des insectes visés et qui font partie des lépidoptères: la spongieuse, la tordeuse des bourgeons de l’épinette et la livrée des forêts.

L’insecticide serait sans effet négatif sur l’environnement et les autres animaux.

Le rapport du ministère en PDF

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