Autre carcasse d’une requin blanc dans le Saint-Laurent

Il y a quelques jours, une autre carcasse de requin blanc a été retrouvée sur les berges du golfe Saint-Laurent. Après le jeune requin blanc qui gisait sur une plage du Nouveau-Brunswick au mois d’octobre, c’est au tour de la Nouvelle-Écosse de vivre un événement similaire.

Le requin blanc de la Nouvelle-Écosse était lui aussi jeune. Il mesurait seulement deux mètres. Il a été trouvé par des promeneurs de North Sydney.

C’était la première fois que je voyais un requin blanc, surtout de près comme ça. C’était vraiment bien de pouvoir le toucher, sa peau est super lisse

Laura Brophy (elle a trouvé la carcasse)
Facebook/Laura Brophy

Le requin a été transporté à Halifax afin d’y subir une nécropsie. Les chercheurs espèrent découvrir la cause de la mort de l’animal. Des questions sont soulevées par le fait qu’il s’agit du deuxième requin blanc à mourir ainsi dans les eaux du golfe en quelques semaines seulement.

C’est définitivement rare d’avoir un rapport d’un requin blanc sur la plage et d’en avoir deux au cours de quelques semaines. Oui, c’est vraiment quelque chose d’anormal.

Fred Whoriskey, directeur du Ocean Tracking Network à l’Université Dalhousie

Fred Whoriskey estime que la population de requins blancs est peut-être en progression, ce qui expliquerait qu’on trouve plus souvent des carcasses de cet animal.

Le requin blanc retrouvé sur une plage du Nouveau-Brunswick. ©Pierrette Landry

La cause de ces mortalités demeure inconnue

Le requin blanc n’a pas vraiment de prédateurs dans les eaux du golfe Saint-Laurent. Les requins qui ont été retrouvés semblent morts de cause naturelle. Aucune trace d’empêtrement dans des engins de pêche n’a été remarquée.

Les spécialistes croient qu’il pourrait s’agir d’un virus ou d’une bactérie. La nécropsie permettra peut-être de le découvrir.

Boris Worm, professeur de biologie de la conservation marine à l’Université Dalhousie, explique que les requins blancs se retrouvent dans le golfe surtout à la fin de l’été et à l’automne. Ils seraient ici pour se nourrir. On croit qu’ils y chassent les maquereaux et probablement aussi les phoques.

Source : Radio-Canada

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :