Un débat fait actuellement rage entre le gouvernement du Québec et le ministère de l’Environnement du Canada. Au menu: une espèce menacée, le loup de l’Est.
Cette espèce qui se retrouve entre le Mont-Tremblant et le milieu de l’Ontario ne compte plus que 1000 individus. L’Ontario lui assure des mesures de protection depuis 20 ans, mais Québec, pour sa part, refuse même de reconnaître l’existence de l’espèce.

Étant donné que Québec considère que le loup de l’Est est en fait un loup gris, et que les populations de cette dernière espèce sont stables, toutes mesures de protections sont rejetées chez nous.
En fait, la plus grande menace qui pèse sur le loup de l’Est est la trappe! Activité qui est interdite dans la zone où ce canidé se retrouve en Ontario.
Vous pouvez prendre connaissance du dossier en écoutant cette entrevue:
Honnêtement, je trouve un peu surréaliste que la trappe soit encore une activité tolérée en 2024. Loups et coyotes sont ainsi tués chaque année au Québec pour leur fourrure à raison de 400 individus.
Spécialiste des loups, Michel Héneault (qui a oeuvré jadis pour le ministère) ne passe pas par quatre chemins pour parler de la trappe visant le loup:
« Il est absurde de permettre le piégeage d’une espèce menacée d’extinction en pleine période de reproduction. »
Michel Héneault
Sur Facebook, je suis le formidable photographe animalier John E. Marriot. C’est un photographe qui pose beaucoup de loups dans le parc de Yellowstone, aux États-Unis.
Il vient de partager un lien sur un documentaire qui dénonce la cruauté que représente le fait de tuer un animal à l’aide de pièges. L’animal souffre très longtemps avant de rendre son dernier souffle quand on le prélève ainsi. Ce qui devrait être suffisant pour enfin tirer un trait sur la trappe.
Source: Journal de Montréal


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