L’hermine et sa proie

Dans le combat de l’homme contre la machine, je dois irrémédiablement m’avouer vaincu 😉

Durant la nuit d’hier, l’hermine – car là, j’ai un ordre de grandeur grâce à sa proie, ce n’est donc pas une belette à longue queue – était très active. Elle a très souvent déclenché mon piège. Et les images ainsi réalisées sont tout simplement époustouflantes. Jamais l’homme n’aurait pu faire ces images. Mets ça dans ta pipe, homme.

Bon, bon, ok. On va maintenant donner un peu de mérite à l’homme quand même 😉

Sans l’homme qui sait lire la forêt, le piège ne se placerait jamais seul à la bonne place. Cet abri d’hermine, il fallait le trouver. Mettre un piège n’importe où est complètement inefficace. C’est une grande perte de temps.

Sans l’homme qui maîtrise une caméra, jamais les images réalisées auraient été à point. Il fallait ajuster la caméra correctement. Le diaphragme assez fermé pour avoir la plus grande zone de focus possible. Mais pas trop pour quand même bien gérer la lumière. Il fallait aussi ajuster la vitesse d’obturation correctement. Assez rapide pour figer un animal remuant, mais pas trop pour quand même bien gérer la lumière. Et cette lumière, il fallait quand même bien positionner les flashs pour que la lumière artificielle ne donne pas un effet trop « plastoc » à la scène.

Sans l’homme qui avait une idée de l’image qu’il voulait composer, jamais les images n’auraient ressemblé à ça. C’est l’esprit créatif de l’homme qui crée les images. Le piège ne le peut.

L’homme a donc créé ces images à lui seul. Grâce à un outil formidable: le piège photographique! Et un sujet coopératif: l’hermine.

C’était ma résolution 2021, faire plus d’images avec le piège. Pour l’heure, j’ai un piège assez basique. Je compte bien améliorer un peu l’outil au cours de l’année. Et imaginer d’autres espèces à chasser! On devrait avoir du fun!

Mais pour l’heure, je dois dire que chus content de moi ! Ben quoi, on est toujours les mieux placés pour s’envoyer des fleurs 😉

Mustélidés: combat de l’homme contre la machine

Au jeu de la photo de belette, est-ce que l’homme vaincra la machine 😉

À date, je dois accorder un sérieux avantage à la machine, c’est-à-dire au piège photographique.

La belette (et là je l’ai vue de mes yeux, et ça frise les 40 centimètres de long, alors je suis certain à 95% qu’il s’agit d’une belette à longue queue et non pas d’une hermine), se dirigeait vers son abri. Elle m’a tout de suite repéré. Même si j’étais caché. Elle est devenue nerveuse. Et elle a rebroussé chemin. Je me suis donc retiré du site pour la laisser tranquille.

La présence humaine dérange davantage les animaux que le piège photographique. J’en ai eu une autre preuve ici. À ce chapitre, on doit obligatoirement souligner le GRAND avantage du piège.

J’ai quand même eu le temps de prendre une photo. Mais la belette était tellement nerveuse qu’elle sautait partout et courait dans tous les sens. La photo que j’ai réalisée est par conséquent moins précisément composée que celles réalisées avec le piège, et ce, même si l’homme ne déclenche pas au hasard contrairement au piège. Avantage encore une fois au piège.

La photo prise par l’homme:

L’homme marque toutefois des points au détriment de la machine quant à la qualité des images réalisées. Je peux travailler en lumière naturelle contrairement au piège qui fonctionne avec deux flashs. Je préférerai toujours la lumière naturelle aux flashs.

La qualité de l’image de l’homme est aussi supérieure du fait que je n’ai pas besoin de prendre des photos à travers le verre qui offre une fenêtre sur l’extérieur de la boîte protectrice du piège. C’est évident qu’on ne peut pas laisser une caméra dehors, des heures durant, sans la protéger des éléments. Ce verre dégrade quelque peu les images. Surtout l’hiver quand du givre s’offre en bonus.

Le piège, lui, est par contre d’une patience exemplaire. Il ne rentre jamais parce qu’il a froid. Et il peut même travailler la nuit. Et nous offrir de ce fait ce genre d’images:

Au tour des mustélidés

À la fin de mon défi avec la grande musaraigne, je vous disais que le prochain coup, j’essaierais de faire des images de mustélidés. La belette à longue queue ou l’hermine, je visais.

C’est jours-ci, j’ai enfin trouvé l’abri d’un représentant d’une de ces deux espèces. Et j’ai installé un piège à proximité.

Et savez-vous quoi? À la première occasion, j’ai réussi une photo pas trop mal! On voit le mustélidé sortir de son repaire. J’aurais aimé voir davantage son corps, mais bon. Pour une première photo, on va dire que c’est correct!

Est-ce une hermine ou une belette à grande queue? C’est la taille qui distingue les deux espèces. La belette à longue queue mesure de 28 à 45 cm alors que l’hermine mesure de 20 à 35 cm.

Avec ces photos, je ne saurais dire de quelle espèce il s’agit.

Mais bon, ça promet pour la suite!

Une Rx100 fait son retour dans mon arsenal

Ça faisait longtemps que je voulais me procurer une nouvelle Sony Rx100. Ce que je viens tout juste de faire.

C’est une toute petite caméra compacte avec un gros capteur pour cette catégorie de caméras (13.2 x 8.8mm). Une cyber-shot qui offre 20.2 megapixels. Donc en masse pour les besoins de 99,99999% des gens.

Il n’y a pas de viseur sur la caméra; on travaille exclusivement avec l’écran LCD. On ne peut pas non plus changer les objectifs sur cette caméra. La caméra présente un objectif fixe Zeiss de 28mm à 100mm (avec zoom optique…ne jamais utiliser de zoom numérique). Ouverture de f1.8 à F11.Une caméra super abordable quand on achète la première génération comme je l’ai fait (350-400$). Une caméra qui permet de faire des images franchement impressionnantes pour le prix.

J’étais passé à travers la première RX100 que j’ai eue. À force de l’utiliser dans des conditions extrêmes. Depuis, j’en voulais une nouvelle comme solution de secours si quelque chose de plate arrivait avec mes Sony A7ii et A7Sii que j’utilise, l’été, dans mon caisson Aquatica, pour faire des images sous-marines.Je touche très fort du bois, Aquatica ne m’a jamais laissé tomber. Ce sont des caissons québécois qui sont de véritables chars d’assaut. Indestructibles. Mais on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Et si quelque chose arrive, quand je suis à Baie-Comeau, ou ailleurs, hé bien, bonne chance pour régler ça rapidement!

Voilà pourquoi je voulais retrouver une RX100 que je peux utiliser dans le caisson américain Ikelite que je possède déjà.

Le problème principal avec mon caisson Ikelite, c’est qu’il n’a pas de vacuum dessus (les nouvelles générations Ikelite offrent l’option). On utilise ce dispositif pour retirer une partie de l’air dans le caisson. Ça procure un effet ventouse qui nous protège davantage des noyades de caissons. Mais ça retire aussi l’humidité en même temps. Et de l’humidité dans le caisson, quand tu plonges dans le Saint-Laurent glacé, ben ça fait de la buée. Pas diable pour des images, mettons. Sur mon Aquatica, j’ai le vacuum. Et j’ai éliminé ce problème franchement désagréable que je rencontrais souvent avec mon Ikelite. Bien évidemment, il y a des moyens d’éviter la buée dans les caissons de plexiglass comme mon Ikelite. Ce que je faisais, personnellement, c’est de fermer le caisson dans mon auto, la chaufferette au maximum, avant de partir en mer. L’air sec ainsi emprisonné dans le caisson me protégeait de la buée. Le problème, c’est que je dois changer la pile de la caméra entre deux plongées. Et dès lors, l’humidité est de retour dans le caisson. Et les risques de buée aussi.

Voilà pourquoi ma RX100 + Caisson Ikelite ne seront que des solutions de secours quand je fais de la photo dans le St-Laurent. Mais ailleurs, dans de l’eau plus chaude, on n’a pas ce problème. Et donc l’option devient plus intéressante. Et comme il est possible que je doive faire des images ailleurs que dans le St-Laurent prochainement, ça devient plus intéressant. Je vous en reparlerai si cette occasion se concrétise.

Ceci étant dit, me voilà dès lors plus en sécurité, photographiquement parlant ben sûr 😉

J’ai mon char d’assaut Aquatica + Sony mirrorless toujours prêt à sauter dans l’action, et un caisson Ikelite + RX100 prêt à prendre la relève si un problème survient.

Souvent, des plongeurs me demandent ce que je conseille comme appareils pour la photo sous-marine. Bien des options sont envisageables et intéressantes, entre autres les petites caméras Olympus. Mais en ce qui me concerne, si je devais quitter la gamme mirrorless A7 de Sony et retourner vers les caméras compactes, c’est décidément vers la franchise RX100 que je me tournerais. Surtout si c’est pour plonger ailleurs que dans l’estuaire du Saint-Laurent.

* photo prise avec le flash diffusé de la RX100, hier soir, dans l’un de mes terrariums.

Affaire faux-grillon: des langues se délient enfin!

Voilà maintenant deux mois que des travaux illégaux ont été menés dans un habitat sensible de rainettes faux-grillon à Longueuil, et voilà deux mois maintenant que rien n’a été fait pour réparer le site. Laissant ainsi la situation se détériorer d’autant, au plus triste sort de cet amphibien tout aussi minuscule que magnifique.

Pourtant la Ville de Longueuil a déjà condamné les promoteurs à remettre une partie du site en état, et ce, dans les plus brefs délais.

Rappelons qu’avant Noël, la Ville de Longueuil a émis un nouveau constat d’infraction de 2500$ (qui s’ajoutait à un premier constat de 896$) contre la compagnie à numéro 9413-1547 Québec inc, dont le premier actionnaire est Gaétan Houle et le second actionnaire le groupe Shathony (Clément et Sasha Côté). C’est cette compagnie qui a financé les travaux effectués à Longueuil, en plein coeur d’un habitat de rainettes faux-grillon, espèce menacée s’il en est une au Québec.

Rappelons aussi que je suis sous le coup d’une mise en demeure que m’a fait parvenir ladite compagnie à numéro. Cela ne m’empêche pas de parler. Ou d’écrire après avoir écouté les gens qui communiquent avec moi depuis le déclenchement de toute cette affaire. Car il faut savoir que bien des citoyens savent des choses; mais que la plupart ont peur de parler. Certains parce qu’ils craignent de perdre leur emploi, d’autres parce qu’ils craignent des représailles directes, du style d’une mise en demeure, voire pire.

Ce dossier est très étrange. En fait, ils le sont toujours lorsqu’il est question des rainettes faux-grillon. Il faut bien comprendre que cette petite grenouille se trouve dans le chemin de quelques promoteurs qui brassent des millions$. Stopper leurs affaires au nom du respect de la vie naturelle n’est jamais une position qui leur sied très bien.

Récemment, un type – on va l’appeler Pierre-Paul- a communiqué avec moi. Pour me dire que j’avais négligé le joueur le plus intéressant dans cette affaire et qui serait Gaétan Houle. Depuis le début, en effet, j’enquête surtout du côté du groupe Shathony. Mais ce qui m’a été révélé sur M. Houle par ledit Pierre-Paul m’a convaincu de changer mon fusil d’épaule.

Pierre-Paul m’a dit que M. Houle venait du monde des fruits et légumes à l’origine et qu’il a fait fortune dans l’immobilier, tout d’abord à St-Jean-sur-Richelieu avec le projet du quartier des Légendes. C’est un self-made man. Ce qui en soi est admirable. C’est aussi un type qui s’exprime avec un bagout particulier; un vieux de la vieille école, quoi, et je me contenterai d’en dire ceci. Où ça devient moins admirable son histoire, c’est quand on constate avec qui il s’est acoquiné afin de se lancer dans des affaires d’envergure supérieure. C’est ici que Pierre-Paul m’a dit de fouiller du côté de l’Escouade Marteau. Sans me donner plus de précisions. Mais j’étais fort intrigué par ceci et bien décidé à vérifier tout cela.

En 2001, le Québec vivait de l’incertitude économique. Le reste de l’Occident aussi, d’ailleurs. Une opportunité d’affaires s’est tout de même présentée à St-Basile-le-Grand; 400 terrains y étaient mis en vente. La perspective de faire de gros profits pointait son nez à l’horizon. Mais Gaétan Houle n’avait pas les reins assez solides pour piloter seul pareil projet. Il s’est donc allié à Consultants BG (Pierre Beaulac) et CBC construction (Construction Beaudin et Courville) pour former la nouvelle compagnie Groupe BCH.

Le groupe BCH a mis la main sur lesdits terrains et les a tous vendus en aussi peu de temps que 36 mois. L’avenir s’annonçait radieux pour le nouveau groupe en question. Et ils ont de fait encaissé de gros profits durant une décennie entière, sans rencontrer de vagues à même de perturber le pilotage de leur barque.

Malheureusement pour eux, les premiers nuages sont apparus au-dessus de leurs têtes en 2011.

Le Québec vivait alors les derniers moments de l’épouvantable ère Charest, une ère marquée par la corruption et l’aplaventrisme face à Ottawa. Croulant sous la pression populaire, Jean Charest avait fini par mettre sur pied une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, industrie qu’on disait corrompue jusqu’à la moelle. Pour combattre les malfrats qui sévissaient à ce niveau, le gouvernement du Québec donna aussi naissance à l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Et l’UPAC entre en scène dans cette histoire

Le premier coup d’éclat de l’UPAC frappa de plein fouet CBC construction, les partenaires d’affaires de Gaétan Houle. En février 2011, des policiers perquisitionnèrent les bureaux de CBC construction, de même que les bureaux de la carrière Bernier, carrière qui était en partie liée à CBC construction. Les bureaux de la carrière P. Baillargeon, sise tout juste à côté de ces deux premiers acteurs, furent aussi visités par les autorités policières.

L’actionnaire principal de la compagnie CBC construction, Alain Courville, de même que ladite compagnie à proprement parler, furent ainsi poursuivis. Les carrières Bernier et Baillargeon aussi.

(Actionnaires de Beaudin Courville construction)

En 2016, CBC construction plaida coupable en admettant que depuis 2007, elle avait participé à un cartel qui visait à vampiriser les finances de la Ville de St-Jean-Sur-Richelieu. Le stratagème était très simple. CBC construction proposait par exemple à ses concurrents de ne pas soumissionner sur certaines offres de la Ville. CBC construction pouvait ainsi gonfler les prix, s’étant assurée de recevoir le contrat; elle offrait de l’autre main un contrat bidon à ses concurrents pour les remercier de ne pas avoir déposé de soumission sur le contrat en question. Et à la prochaine offre publique, c’était le tour du concurrent de soumissionner seul en échange de nouveaux contrats bidons offerts aux autres compagnies oeuvrant dans la même sphère d’activité.

Toute cette collusion fit bien sûr exploser les coûts des travaux publics à St-Jean-sur-Richelieu. Et ce sont les simples citoyens qui en firent les frais au bout de la ligne.

Aujourd’hui, Alain Courville et sa compagnie sont toujours des partenaires d’affaires de Gaétan Houle. CBC construction est toujours un actionnaire du Groupe BCH.

Comme ils collaborent toujours en affaires ensemble, j’ai fouillé un peu, question de savoir quels projets ils mettaient de l’avant ces temps-ci.

Du côté du Registre des lobbyistes du Québec, j’ai découvert un projet qui a attiré mon attention. Tout le clan BCH fait pression auprès de la Ville de Boucherville afin d’obtenir la construction d’infrastructures permettant le développement de terrains que le groupe possède dans le secteur. Plus concrètement, les partenaires-lobbyistes font pression sur Boucherville depuis 2008 afin d’obtenir la construction de rues (pavage, trottoirs, éclairage, aqueduc, égoût) « nécessaires au développement qui sera à 100% résidentiel et qui sera composé, dans des proportions à êtres déterminées avec la Ville, de Condos, maisons unifamiliales, maisons en rangées, sur nos terrains délimités par la rue De Montbrun, Chemin De Touraine et Chemin D’Anjou ». Voilà comment le groupe à Gaétan Houle présente ce projet.

Le problème est que ce secteur constitue un habitat sensible…de la rainette faux-grillon. Tommy Montpetit m’a confirmé que les inventaires effectués chaque année afin de connaître l’état des populations de rainettes faux-grillon au Québec indiquent que ces terrains abritent encore aujourd’hui une population très saine de cet amphibien menacé.

Cet espace naturel est l’un des derniers îlots boisés importants de la rive-sud de Montréal. C’est pourquoi de nombreuses espèces y trouvent refuge. C’est tellement un secteur important que le ministère de l’Environnement, en janvier 2019, a décrété que ce lieu constituait à perpétuité une réserve naturelle. On l’a baptisé du nom du grand naturaliste Pierre Dansereau.

Je n’en revenais pas de retrouver Gaétan Houle encore impliqué dans un nouveau projet impliquant des impacts néfastes sur des habitats où se trouvent des populations de rainettes faux-grillon. J’ai donc lancé quelques perches du côté de Boucherville, afin de vérifier si ce projet immobilier avait des chances d’être concrétisé un jour, si ce développement immobilier pourrait bien être mené à terme, et ce, même s’il se trouve tout juste à côté d’une importante réserve naturelle. Et j’ai appris que non, qu’une partie de ce secteur était destinée à faire partie d’un corridor vert permettant de relier des îlots naturels de la rive-sud, et que c’était pour ça que la Ville refusait de construire les infrastructures exigées par les promoteurs en question. (Une telle position de la Ville de Boucherville n’a rien pour plaire aux promoteurs concernés et à Gaétan Houle en particulier. À la fin de ce texte, on sera à même de constater la nature de leur riposte.)

La source – on va l’appeler Jean-Pierre – a dit que M. Houle était « très bien connu » à Boucherville, et que pour pousser son projet devant être érigé tout juste à côté de la réserve naturelle Pierre-Dansereau, il avait créé la Société en commandite le terroir de Boucherville. Jean-Pierre a ajouté qu’il y avait toute une construction de compagnies qui pilotaient ce projet (il y en aurait quelque 16 en tout), mais que le pivot de toute cette affaire était Gaétan Houle.

J’ai donc commencé par fouiller du côté de la Société en commandite le terroir de Boucherville.

Cette compagnie a été fondée en 2005. Sur le registre des entreprises, on observe que les commanditaires de celle-ci sont 9200-9158 Québec inc., Société en commandite de Touraine et 9156-9103 Québec inc.

Les actionnaires de 9200-9158 Québec inc. sont Les placements G.G. Houle inc., Construction Beaudin-Courville inc., (encore eux), et la compagnie à numéros 2847-3320 Québec inc. (qui appartient à Pierre Beaulac et sa femme).

9156-9103 Québec constitue un actionnaire plus qu’intéressant puisque la compagnie réunit tout ce beau monde. Les actionnaires en sont la compagnie 9200-9158 Québec inc. (qu’on a déjà présentée dans le paragraphe précédent), Michel Bolduc et Giovanni Migliara.

Aux postes d’administration, on retrouve Michel Bolduc, Giovanni Migliara, Alain Courville, Pierre Beaulac, Dominic Bolduc et Gaétan Houle. Un certain Yves Samuel agit à titre de dirigeant.

Et le Parti libéral fait son entrée en scène

Giovanni Magliara possède de nombreuses maisons d’hébergement pour aînés. Avec son épouse, Anna D’Amico, il gère la compagnie Maxera qui oeuvre dans la construction résidentielle et se spécialise dans les habitations pour personnes retraitées (Groupe Résidences Excellence). Mme D’Amico a fait les manchettes il y a quelques années de cela pour ses accointances avec les libéraux.

En 2013, le directeur général des élections a porté des accusations contre Nathalie St-Hilaire et Silvana Buffone. Elles étaient accusées d’avoir «fabriqué un faux reçu pour une contribution électorale versée au Parti libéral du Québec ». Silvana Buffone était une adjointe de l’ex-ministre libéral Tony Tomassi de 2003 à 2010. Ce dernier a été démis de ses fonctions et exclu du caucus libéral pour des controverses concernant l’attribution de places en garderie et l’utilisation d’une carte de crédit d’une compagnie privée pour ses dépenses personnelles.

En 2016, il a été clairement établi que le faux reçu qu’avait produit Silvana Buffone avait été utilisé par Anna D’Amico afin de financer le Parti de Jean Charest. Selon les registres du Directeur général des élections, Mme D’Amico a donné 12 775$ à la formation libérale entre 2002 et 2013. Giovanni Migliara a quant a lui versé quelque 23 460$ aux libéraux entre 2001 et 2013.

Et on remonte jusqu’à la famille Grilli

Il nous reste maintenant à remonter le fil de la Société en commandite de Touraine, qui est l’un des principaux actionnaires de la Société en commandite le Terroir de Boucherville. Vous me suivez toujours? (Dans le cas contraire, on recommence la lecture quelques paragraphes plus haut).

Parmi les associés de la Société Touraine, on reconnaît des noms déjà rencontrés. Et on tombe sur de nouvelles compagnies à numéro. Notre source Jean-Pierre avait bien raison. Ce dossier, c’est un immense méli-mélo de compagnies à numéros!

Les actionnaires de la compagnie à numéros 9158-0472 Québec sont deux autres compagnies à numéros. Et l’un des dirigeants est Yves Hermel Samuel. Il faut se souvenir de ce nom. On va y revenir.

Lorsque l’on consulte le registre des entreprises du Québec, on note que le mandat alloué à la compagnie 9094-5163 QUÉBEC est de produire des oeuvres…littéraires ou cinématographiques! Assez étonnant de retrouver une telle compagnie dans un dossier impliquant la destruction de milieux humides pour faire place à des projets immobiliers.

Les actionnaires de la seconde compagnie à numéros 9158-0084 QUÉBEC sont deux fiducies. La fiducie de capital Samuel. Et la fiducie de capital Savard. Ces deux fiducies ne possèdent pas de dossier dans le registre des entreprises du Québec.

Mais lorsque l’on recherche les adresses qui sont ci-haut indiquées, on tombe sur ça:

Map of 2255 Boulevard Fernand-Lafontaine #400, Longueuil, QC J4G 2R8

2255 Boulevard Fernand-Lafontaine #400 Longueuil, QC J4G 2R8
Grilli Samuel Consortium Immobilier

Et sur ça:

Et là, ça devient plus particulièrement intéressant.

Le groupe Grilli, dirigé et fondé par Mario Grilli, est un joueur majeur dans le développement immobilier du Québec.

Mario Grilli est arrivé au Canada à la fin des années 1950. Il se lance dès le départ dans l’industrie de la construction, comme maçon. En 1965, il implique toute sa famille dans la mise sur pied d’une compagnie en construction domiciliaire. Il est le premier à inscrire une telle compagnie en bourse. Il y parvient grâce à un appui de l’État québécois via le Régime d’épargne-actions provincial (REA).

Le groupe parvient ainsi à réaliser plusieurs projets d’envergure, dont le Club St-Raphaël qui comprend 1200 résidences et un terrain de golf, le Fontainebleau de Blainville, qui compte 2000 résidences et le chic terrain de golf ClubLink. Il réalise beaucoup d’autres projets à Kirkland, Beaconsfield, Pierrefonds Dollard-des-Ormeaux, Pincourt, Ste-Anne-de-Bellevue, Terrebonne, Laval, Rigaud, Repentigny et Varennes. Ce ne sont pas moins de 10 000 résidences, d’unités jumelées et de condos que l’entreprise a construits depuis ses premiers pas. Et elle possède toujours aujourd’hui des terrains à développer qui s’étendent sur plus de 10 millions de mètres carrés.

Aujourd’hui, Mario Grilli dirige son groupe immobilier avec ses enfants Paolo, Cristina et Jean-Pierre. Si on se limite à cela, cette histoire semble parfaite. Mais elle ne l’est malheureusement pas.

Le groupe Grilli évite assez bien les polémiques, on doit bien l’admettre. Mais lorsqu’il succombe, c’est durement.

En septembre 2020, une histoire d’horreur est apparue dans les journaux. On relatait que la corruption et la collusion sévissaient toujours dans la ville de Terrebonne. Des élus y avaient accepté de généreux cadeaux de la part d’entrepreneurs en construction, dont des voyages dans le sud. « J’ai été obligé de payer un voyage à Punta Cana à M. [Michel] Morin [un conseiller municipal] », a raconté l’entrepreneur en construction résidentielle François Barnabé. M. Barnabé s’exprimait ainsi au procès de l’ex-maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille.

Jean-Marc Robitaille est un ancien député conservateur. Il est devenu maire de Terrebonne en 1997. Il démissionna de ses fonctions municipales en 2016. En janvier 2019, on découvrit que M. Robitaille avait eu grand plaisir à fréquenter des entrepreneurs peu recommandables, comme Normand Trudel, et qu’il s’était même permis de faire la fête sur un bateau de Tony Accurso. Tony Accurso a par le passé reconnu avoir entretenu des liens avec la famille mafieuse Rizzuto.

L’entrepreneur Barnabé a aussi pointé du doigt Mario Grilli, en soulignant qu’à une certaine époque, il en menait fort large à l’hôtel de ville de Terrebonne. Aujourd’hui, le groupe Grilli est toujours présent dans ce secteur. Il y mène l’immense projet immobilier Urbanova.

Toujours selon Barnabé, le maire Robitaille aurait régulièrement séjourné dans un condo de Mario Grilli, en Floride.

Quand Mario Grilli ne se fait pas accuser d’offrir des cadeaux peu éthiques à des élus municipaux, il se fait pointer du doigt par de simples citoyens aux prises avec des problèmes de taxes.

En 2015, Benoît Pinsonneault est sorti publiquement pour dénoncer une taxe « spéciale » de la Ville de Blainville. M. Pinsonneault, en procès contre la Ville qu’il habite, dénonçait que des travaux avaient été menés par l’administration depuis 5 ans dans le nouveau quartier Chambéry et que la facture avait été refilée aux résidents. Résultats des courses: une hausse du compte de taxes de 900%, faisant passer celui de M. Pinsonneault de 2700 $ à 30 500 $ par année!

Quelque 360 propriétaires étaient concernés par l’affaire. Plusieurs durent se résoudre à vendre leurs terrains aux spéculateurs et promoteurs de tout acabit.

M. Pinsonneault a pour sa part raconté que les représentants de la Ville avaient tenté de le rassurer en lui disant qu’il n’aurait aucune difficulté à vendre sa propriété à des promoteurs. Un mois plus tard, Mario Grilli débarquait chez lui.

Benoît Pinsonneault a affirmé être convaincu que la Ville était de mèche avec les promoteurs pour le rachat des terrains des propriétaires étouffés par les taxes.

Le groupe Grilli a également fait les manchettes avec des dons alloués à l’administration Coderre alors qu’il sollicitait l’approbation de la Ville pour des projets.

Et on revient à la rainette faux-grillon

À la lecture de tout cela, on comprend bien à quel genre de défis se frottent ceux qui espèrent sauver la rainette faux-grillon. Cette espèce se retrouve plus souvent qu’autrement sur des terrains privés et possédés par des promoteurs qui ont de grands moyens et qui espèrent faire beaucoup d’argent en détruisant l’habitat de la rainette, pour mieux y implanter des projets résidentiels ou autres. Ces promoteurs ont leurs entrées dans les institutions, et font du lobbying pour arriver à leurs fins. Pour faire face à ça, un citoyen-écologiste est fort dépourvu.

Vous vous rappelez que notre source Jean-Pierre disait que Gaétan Houle était fort bien connu à Boucherville? Vous allez maintenant comprendre pourquoi. La Société en commandite Le terroir de Boucherville et la Société en commandite Montbrun (dont les actionnaires recoupent ceux de la Société du terroir), qui sont contrôlées par toutes les personnes dont je viens de brosser rapidement le portrait, poursuivent actuellement la Ville de Boucherville pour quelque 99 millions de dollars. Ils reprochent à la Ville, qui refuse de construire les infrastructures qu’ils exigent aux abords de la réserve naturelle Pierre-Dansereau où se trouvent des populations de rainettes faux-grillon, de miner leurs affaires.

À la lumière de ces informations, on comprend mieux à quelles sommes fait face la rainette faux-grillon et sa protection. On comprend mieux à quels genre de personnages elle se frotte alors qu’elle tente de survivre dans les derniers milieux humides de la région de Montréal. Et moi je comprends mieux pourquoi les ministères concernés jouent profil bas et que plusieurs nous mettent en garde face à tous ces promoteurs.

Gotcha

Gotcha!

Une première photo de grande musaraigne, de face, et au focus! Ç’a m’aura pris une semaine d’ajustements pour en arriver à ça!! Là, c’est vrai, je crois bien que 2020 est derrière nous ahahahaha!

Ce que j’aime de cette photo, c’est qu’on voit bien la grande musaraigne dans son environnement naturel. On voit son abri (le trou sous la branche), et on comprend bien que ses moeurs sont nocturnes. Plus je fais de la photo, et plus je trouve que c’est ça qui est important. Un portrait, où on peut compter les poils ou les plumes, c’est super. Impressionnant. Mais j’aime plus quand on voit le sujet vivre sa vie d’animal.

Le fait que la musaraigne court tout le temps, ç’a scrappé bien des photos au cours de la dernière semaine. Mais ç’a en dit quand même long sur la vie qui est celle d’un tel animal.

Imaginez-vous être l’un des plus petits habitants de la forêt et devoir vous déplacer de nuit pour vous alimenter. Imaginez à quel point cela doit être effrayant. Les humains n’ont absolument rien à craindre de se déplacer, la nuit, en forêt, et pourtant une très grande majorité de ceux-ci ont peur de le faire. « Je crois qu’il y a des coyotes…ou des loups »…ben oui, méchante menace. Maintenant, mettez-vous dans la peau d’un animal qui mesure 10 centimètres, et pensez que sur la branche que vous ne voyez pas, il y a peut-être un grand-duc…une chouette rayée…Pensez que pendant que vous dormez dans votre abri, une hermine peut faire irruption et vous dévorez sur place. Pas assez effrayant? Un renard qui creuse et vous déterre pour mieux vous manger. Avec toutes ces menaces qui rôdent, on peut comprendre pourquoi la musaraigne court toujours à grande course quand elle se déplace à découvert.

Ce qui fait que je suis bien content de ma photo. Et je suis bien content que vous ayez pu assister à tout le travail qui se cache derrière une seule photo. Ça semble simple, une photo. Tu pèses su’l piton et voilà. Alors que non. Il a tout d’abord fallu que je connaisse cet animal pour reconnaître les traces qu’il laissa près de son abri. Il a ensuite fallu que j’organise mon piège que je prie très fort le dieu de la photographie. Pour finir avec une photo réussie. Et probablement 500 ratées.

Quand vous achetez mon calendrier, ou celui de tout autre photographe animalier, gardez ça en tête. Il y a énormément d’efforts, et souvent de la douleur (froid mordant) ou de l’épuisement (grande marche en forêt) derrière une toute petite photo de rien du tout, qui vous montre un animal X ou Y.

Bon, tout ceci étant dit, je dois quand même préciser que j’aurais préféré avoir celle la gueule ouverte au focus, comme quoi, on n’est jamais content ahahaha! Mais bon, faut bien que cette satanée grande musaraigne demeure fidèle à sa réputation de sujet quasi insaisissable.Et juste pour bien me baver encore une fois, la nuit dernière, elle a pris tout son temps pour déterrer la feuille où se trouvait le beurre de pinotte!!!! Ç’a aurait été si simple si elle l’avait fait la nuit d’avant, alors que mon focus était directement placé là 😉

Chasse à la grande musaraigne…nouvel échec!

Mais on y est presque. Vraiment presque!!

Tout d’abord, j’ai établi quelque chose qui me mènera à la victoire. L’abri de la musaraigne est bien face à l’endroit où je tentais de prendre des photos le premier jour, et ce, sans succès (que des photos de dos). Ma caméra est enfin bien positionnée. Et en la positionnant comme je l’ai fait hier soir, je suis parvenu à prendre plusieurs photos de la musaraigne en train de quitter son abri. Ça veut dire que j’ai enfin des photos de face.

Mais ce n’est jamais aussi simple 😉

Hier, j’ai eu un problème de focus.

En piégeage photographique, on travaille toujours en focus manuel. On essaie de deviner où l’animal sera positionné quand le système se déclenchera. Hier, j’ai essayé de faire arrêter la musaraigne à côté de la feuille morte qu’on voit sur les images. Pour y parvenir, j’avais caché un peu de beurre de pinotte sous la feuille. Je peux maintenant dire que le beurre de pinotte, ç’a l’intéresse pas du tout 😉 Elle ne s’est jamais arrêtée à côté de la feuille.

Par conséquent, mon focus était trop près de la caméra.

Toutes les photos que j’ai de la musaraigne de face sont hors focus!!!

Ce soir, je vais reculer mon focus d’un bon 10 centimètres. Et je crois que là, la partie sera enfin gagnée!

À suivre, demain, donc!

On s’approche du but…

Ho que cet animal est en train de me faire tourner en bourrique !! Le piégeage photographique, c’est toujours un défi. Mais là, j’ai rencontré le défi ultime.

Avec le travail d’hier, je sais maintenant que la musaraigne entre aussi dans le trou que j’ai trouvé il y a quelques jours de cela maintenant. Vous vous rappelez, hier, je n’avais que ses fesses sur mes photos. Alors j’ai, la nuit dernière, changé l’angle de la caméra, et résultat: je n’ai encore aujourd’hui que ses fesses ahahah!S

i je me fie à mes photos, la musaraigne se déplace toujours en courant. Ça ne laisse que très peu de temps de réaction à mon piège. Celui-ci, lorsqu’un influx lui est envoyé par le détecteur de mouvement/chaleur, doit réveiller les flashs et déclencher ensuite la caméra. C’est rapide, mais ça prend un petit délai quand même. Et ce délai semble suffisant pour que la musaraigne évite de me présenter sa face.

Durant la nuit d’hier, la caméra a été déclenchée un bon 200 fois. C’est dire si elles sont actives, la nuit, ces musaraignes. Et sur toutes les photos, je ne vois sa face que quelques fois, dont une seule fois correctement !

Énormément de photos ratées, donc. Mais c’est suffisant pour me permettre de l’identifier. Pour ce faire, j’ai utilisé un outil de mesure. Une pile. Elle me sert aussi à placer le focus à l’endroit où j’espère que le sujet se placera. Donc, la pile mesure 5 centimètres de longueur. Sur les photos, on voit que la musaraigne est un peu plus de deux fois plus longue que la pile. J’estimerais sa longueur à 11 ou 12 centimètres. Les photos nous permettent aussi de bien voir sa queue. C’est l’avantage de n’avoir à peu près que des photos prises de derrière 😉 La queue est courte. Et le pelage gris. Les quelques photos où je peux voir la tête montre un museau assez carré.Avec ses informations, je peux dire qu’on est en présence d’une grande musaraigne, parfois aussi appelée musaraigne à queue courte (Blarina brevicauda)

Les musaraignes constituent le groupe de mammifères les plus petits du Québec. La grande musaraigne est bien sûr la plus grande de celles-ci. Elle peut mesurer jusqu’à 14 centimètres (queue comprise). Sa queue, elle, ne mesure qu’un centimètre ou deux. C’est un animal qui pèse de 12 à 30 grammes.

Son abri est sphérique. Il peut mesurer jusqu’à 20 centimètres de diamètre. Et il est aménagé sous une buche ou une branche. La grande musaraigne creuse, à partir de là, des tunnels dans l’humus de la forêt.

La grande musaraigne peut vivre un peu plus d’un an. Mais pas beaucoup plus.

Mais ce qui est est fascinant avec cet animal, c’est qu’il est venimeux! Oui, oui, vous avez bien lu, un mammifère venimeux!

Elle a des glandes près de la mâchoire qui diffuse un venin dans sa salive. En mordant un petit animal, elle le paralyse. Elle peut ainsi l’entreposer dans sa cachette, en évitant la décomposition puisque la proie est encore vivante, et la dévorer à son rythme.

La grande musaraigne est un animal agressif. Elle n’hésite pas à s’attaquer à des adversaires beaucoup plus gros qu’elle. Son venin est assez puissant pour paralyser un jeune lièvre!Mais son régime alimentaire se compose surtout d’insectes, d’araignées, de vers ou de petits amphibiens.

Si un humain est mordu par une grande musaraigne, sa vie ne sera évidemment pas en danger. Mais l’endroit mordu restera douloureux quelques jours durant.

Tout ceci étant dit, je dois quand même revenir à mes moutons. Et trouver une stratégie pour que mon piège se déclenche au bout moment. Je crois que je devrai encore changer l’angle de la caméra. Et je vais essayer d’imposer quelques déclenchements de caméra successifs à mon système. Mais avec les flashs, l’hiver, je risque d’avoir beaucoup de photos noires. Une chose est certaine par contre et c’est que je devrai encore augmenter la vitesse d’obturation de la caméra. Et là, je commence à jouer avec le feu. Car j’approche dangereusement de la limite imposée par les flashs. Avec un diaphragme de F10, je risque de sous-exposer mes images. Enfin, c’est aussi ça le jeu du piégeage. Tenter plein de trucs jusqu’à temps que ça marche ahahaha!

À la chasse aux musaraignes

Nouvel échec au pays du piégeage photographique!

Mais on s’approche du but!!!

L’erreur que j’ai faite la nuit dernière, c’est de mal placer la caméra. J’ai trouvé un tunnel de musaraigne et l’angle de la caméra que j’ai choisi ne m’a permis que de photographier les sorties de l’animal. Je n’ai donc que des photos de dos, ou de fesses 😉 Et ce n’est pas ça qu’on veut!

La nuit prochaine, je vais placer la caméra face à ce trou d’où la musaraigne ne semble que sortir. (j’espérais la voir y entrer)

Je vais également augmenter la vitesse d’obturation. La caméra était configurée à 1/200 de seconde la nuit dernière. Mais ces animaux, de par leur taille minuscule, bougent très rapidement. Ils le doivent afin d’éviter de finir dans les serres d’un hibou ou sous les crocs d’une hermine ou d’un renard. Ils restent très peu de temps exposés.

Le fait que j’ai placé la caméra très proche du tunnel (parce qu’on veut bien les voir) m’impose aussi d’augmenter la vitesse. À une distance aussi minime, ça ne pardonne pas. Je vais essayer 1/250s la nuit prochaine, ce qui devrait figer suffisamment l’image.

Bref, le piégeage photo, c’est beaucoup d’essais. Et peu de succès. Mais quand on va réussir notre photo de musaraigne, on va être super content!!

Et quand je les aurai réussies, mes photos, je vous ferai un portrait des musaraignes du Québec. Un groupe d’animaux fascinants!

Et ça continue

Dans l’article, on parle de matières en suspension. Des matières en suspension?!?

On a un éléphant dans la pièce, et personne n’ose le nommer.

C’est vrai qu’il y a un problème de particules en suspension avec ces travaux, mais le vrai problème, c’est qu’on a détruit l’habitat de la rainette faux-grillon. C’est par ce bout que le problème doit être prioritairement pris.

Et j’ai la preuve que le ministère sait qu’une population de rainettes faux-grillon a été affectée et perturbée ici. Ça va sortir dans quelques jours.

Mais bon, d’ici là, ç’a l’air que la rainette continuera de faire peur à un ministère!

Pendant ce temps, ces travaux sont en train de vider l’eau d’un refuge faunique, c’est-à-dire le Boisé du Tremblay.

Une chance que la Ville de Longueuil se tient debout dans ce dossier, parce que pour les autres…