Mon entrevue à Radio-Canada

Pour ceux qui voudraient écouter l’entrevue que j’ai ce matin accordée à la radio de Radio-Canada au sujet de mes calendriers et de la photo animalière, c’est par là que ça se passe:


https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/bonjour-la-cote/segments/entrevue/209940/patrick-bourgeois-photographe-calendrier-animalier

Ceux qui voudraient m’acheter un calendrier, c’est plutôt par là que ça se passe: https://patrickrbourgeois.com/services/boutique/

Merci de me suivre.

Et de partager, si le coeur vous en dit!

Diffusion via Facebook direct

À ne pas manquer.

À 15h, aujourd’hui (16 novembre 2020), je ferai un Facebook direct pour vous présenter mes offres de calendriers 2021 et pour vous expliquer comment vous les procurer.

Mais j’en profiterai aussi pour vous raconter des anecdotes sur des photos qui se trouvent dans les calendriers. Et je répondrai aussi à vos questions. Ce sera une genre de conférence si on veut.

Qui sait, ça pourrait donner naissance à une formule que je pourrais reprendre dans le futur. En période de ralentissement de nos activités à cause dont sait quoi, ça pourrait donner des périodes d’échanges intéressants sur la nature du Québec. Vous me direz si ça pourrait vous intéresser.

Ceux qui ne pourront être des nôtres à 15h, je publierai bien sûr, et par la suite, la vidéo sur ma page. Vous pourrez ainsi la voir quand bon vous semblera. Mais vous ne pourrez pas poser de questions par contre 😉

Tout ça se passera ici: https://www.facebook.com/patrick.bourgeois.37/

Un dindon pas comme les autres

Ce matin, avant de rentrer en ville, j’avais décidé de faire un petit arrêt au champ où je vois souvent des dindons sauvages (Meleagris gallopavo). Je voulais essayer de mieux les photographier que je ne l’avais pu, le dernier coup.

Il reste que ces dindons, je les vois toujours dans un champ de maïs dont la récolte a été effectuée récemment. Ce n’est pas très photogénique. Mais ce matin, le champ était couvert de gel. Je trouvais ça plus intéressant.

Il est tout à fait normal de les trouver en pareil environnement. Ces oiseaux, réintroduits au Québec depuis quelques décennies maintenant, apprécient les couverts forestiers tout juste à proximité d’aires ouvertes, comme des champs…de maïs.

Je ne sais pas si c’est à cause du froid de la nuit dernière qui les a engourdis, mais il se trouve que les dindons étaient aujourd’hui beaucoup plus calmes qu’à l’habitude. J’ai donc pu m’approcher d’eux davantage. Ce qui est toujours une bonne chose en photographie.

Quel ne fut pas mon étonnement, alors que j’examinais le champ, de repérer, parmi le groupe de 30 ou 40 dindons, un individu tout blanc! Un albinos? Non, car en regardant bien dans mon téléobjectif, j’ai pu voir que ses yeux étaient normaux. Si ce dindon avait été albinos, il aurait été complètement blanc et aurait eu les yeux tirant sur le rose.

Mon dindon est plutôt atteint de leucisme. C’est-à-dire qu’il est beaucoup plus pâle qu’un individu normal parce que ses pigments sont dilués, mais il arbore quand même quelques couleurs, ce qui élimine d’emblée le statut albinos. Le leucisme serait génétique, et pourrait avoir un lien avec l’alimentation. Il est vrai qu’un champ de maïs vient bien souvent avec tout un cocktail de pesticides qui ne doit pas être pleinement sain pour la santé… Mais ça, c’est un tout autre débat.

N’en demeure pas moins que je commence à apprécier ce gros oiseau. Dans le champ aujourd’hui, il avait un certain charme. En piaillant, tout en récoltant sa nourriture, il m’offrait presque de la musique…

J’aimerais maintenant le poser en forêt. Le coup d’oeil serait, j’en suis sûr, beaucoup plus agréable.

J’y retournerai

J’ai découvert une vraie belle petite place pour aller se promener et faire de la photo. Et ce qui était vraiment génial, c’est que je n’ai pas aperçu un seul détritus au sol, alors que d’habitude…

Cet endroit est géré par une association écologique des Etchemins. Je leur dis bravo! Leur place est belle et propre.

En fait, c’était tellement beau que j’ai étiré ma présence. Résultat, j’ai dû marcher quelques kilomètres, en pleine nuit, pour revenir à mon auto. Heureusement, j’avais mon cellulaire pour m’éclairer.

L’endroit en question, ce sont les sentiers du Lac-Caribou. Il y a au moins 6 kilomètres de sentiers balisés. Et le degré de difficulté est faible. À part la vase, ça se marche très facilement.

Je me promets bien d’y retourner. D’autant que j’ai aperçu plusieurs rats musqués qui s’alimentaient dans le lac et que j’ai vu un martin-pêcheur dans la portion marécageuse. Évidemment, ils étaient trop loin.

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Une vie rude

Aujourd’hui, je ne vous présente qu’une photo. Une seule photo qui démontre bien à quel point la vie peut être violente dans les profondeurs du Saint-Laurent.

Quand j’explore ces fonds marins, je suis toujours étonné de voir la vie évoluer si lentement. Ça semble doux. Paisible même. Mais cette impression s’efface quand je tombe sur une carcasse de poisson qui est en train de se faire dévorer par des crabes ou des étoiles. Ça arrive souvent. Et c’est là que tu comprends que ces lieux calmes renferment dans les faits mille et un dangers.

Lorsque les étoiles se déplacent au rythme d’un escargot, c’est quand même pour trouver un repas. Un coquillage sera écarté pour que l’estomac de l’étoile digère le mollusque dans son abri.

Les buccins aussi sont lents. Ils n’en sont pas moins à l’affût d’une proie. Les nudibranches aussi. Mais rien dans leurs comportements ne le laisse transparaître. Il faut le savoir. Voilà tout.

Pour les poissons, la vie n’est pas plus simple. Il s’agit de plonger la nuit pour s’en rendre compte. Les prédateurs sont alors sortis, aux aguets. Tout bouge plus rapidement. Le krill est remonté. Et les estomacs crient famine!

Dans le jour, on ne voit pas ça. Les poissons sont beaucoup plus tranquilles. Et l’on ne voit jamais les morues sorties de leur repaire. Enfin presque jamais.

C’est pourquoi je trouvais étrange d’avoir pu approcher une morue de roche d’aussi près, en suspension qu’elle était. Lorsque je me suis mis à l’inspecter, j’ai remarqué qu’elle avait très certainement connu des jours meilleurs. Elle avait la tête éraflée, une nageoire coupée et la queue quasi arrachée.

Je ne sais pas quel animal elle a rencontré pour subir de telles blessures, mais une chose demeure, elle avait bien failli y passer. De la chance elle eut donc de pouvoir continuer sa vie rude; enfin pour un temps encore.

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Une pêche et une patate peuvent être des animaux

Hier, je vous parlais des éponges. Des animaux qui ont longtemps été classés dans la famille des végétaux. Aujourd’hui, je vous parle d’une pêche et d’une patate qui se retrouvent, elles, dans le même embranchement que les oiseaux, les reptiles, les poissons ou les mammifères. Soit les cordés.

Ce qui caractérise les cordés, c’est qu’ils possèdent tous, à un moment ou un autre de leur développement, une structure que l’on appelle la notocorde. C’est en quelque sorte une tige qui permet à la structure de se maintenir. Chez l’humain, la notocorde est notre colonne vertébrale.

L’estuaire du Saint-Laurent ne finira jamais de m’étonner. Quand je croise la route des pêches de mer (Halocynthia pyriformis) ou des patates de mer (Boltenia ovifera), la dernière chose qui me vient à l’esprit, c’est qu’ils partagent des caractéristiques communes avec moi, et les mammifères qui nagent à la surface. On ne les a pas appelés pêche ou patate pour rien. Ces êtres ne ressemblent en rien à des animaux. Ils nous rappellent, de fait et bien davantage, nos vergers et potagers.

Et pourtant! Ce sont bien des animaux, qui se nourrissent et se reproduisent.

La pêche de mer et la patate de mer font partie de la classe des ascidies. Ce sont des animaux sessiles et benthiques. C’est-à-dire qu’une fois la larve prête, elle quitte le plancton et se fixe au sol, d’où elle deviendra une pêche ou une patate qui ne bougera plus de là.

Pour se nourrir, les pêches et patates utilisent leurs siphons. Ils en ont deux. Un qui aspire l’eau. Et l’autre qui l’expulse. L’eau circule ainsi dans le corps de l’animal, lui procurant les nutriments dont il a besoin pour se nourrir et qui sont puisés à même le plancton. Pour attraper leur nourriture plus efficacement, ces deux ascidies sécrètent un mucus collant dans leur larynx.

La pêche et la patate de mer sont des tuniciers. C’est-à-dire que leur peau est comme une tunique rugueuse. La pêche de mer peut mesurer jusqu’à 15 centimètres de hauteur, pour 7 ou 8 centimètres de diamètre. La patate est un peu plus petite. Soit de 7 ou 8 centimètres de hauteur pour 4 ou 5 centimètres de diamètre. La caractéristique qui permet très facilement de les distinguer, c’est que la patate vit accrochée au fond par une tige. Et elle apprécie davantage les profondeurs que la pêche de mer. On ne voit pas beaucoup de patates de mer près de la surface, contrairement aux pêches de mer.

Chez ces animaux, la reproduction est sexuée. L’animal expulse des oeufs et des spermatozoïdes dans l’eau (les ascidies sont généralement hermaphrodites). La fécondation a lieu dans la colonne d’eau. Un tétard sortira de l’oeuf, et il sera muni d’une vigoureuse notocorde lui permettant de se déplacer aisément.

Les étoiles de mer sont des prédateurs voraces des pêches de mer.

Sur mes sites de plongée, je vois énormément de pêches de mer. À un point tel qu’on finit par ne plus les remarquer. Des patates de mer? Beaucoup moins souvent. Et ce qui m’étonne à chaque fois que je tente de photographier ces animaux, c’est que j’ai beau m’approcher le plus discrètement d’eux que je le puis dans pareilles circonstances, ils sentent toujours ma présence. Ils ferment alors avec précipitation leurs siphons. Je dois attendre quelques instants qu’ils les rouvrent. Comment font-ils pour me repérer aussi efficacement? Je ne sais pas…

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Attention, une étoile en approche…
Généralement solitaire, la pêche de mer peut aussi former des colonies.
La fameuse patate de mer.

Un animal qui vit comme une plante

Les éponges ont longtemps été classées dans la famille des végétaux. Et cela n’est pas surprenant. Ces animaux simples vivent carrément comme des plantes. Ils poussent sur les fonds marins. Ce n’est qu’en découvrant leur stade larvaire que les éponges ont été ramenées du côté des animaux.

Les éponges n’ont pas de système nerveux, ni de système digestif ni même d’organes quelconques. Comme des plantes. Ce sont des regroupements de cellules spécialisées qui puisent leurs ressources dans l’eau qu’ils filtrent.

Les scientifiques ont identifié environ 8500 espèces d’éponges. Mais leurs estimations établissent qu’il y en aurait encore 15 000 ou 20 000 espèces à découvrir dans les fonds marins. Ceci dit, il y a aussi quelques espèces qui vivent en eau douce.

Ces animaux sont de tailles variables. Certaines éponges sont minuscules alors que d’autres peuvent mesurer un mètre ou deux de hauteur. On les retrouve de la surface jusqu’aux abysses, et ce, des tropiques aux eaux polaires.

La structure des éponges est simple. L’extérieur est constituée d’une coquille; certaines rappellent le verre (hyalosponges), d’autres la soie (démosponges). Il y a des trous qui permettent à l’eau d’apporter les nutriments et l’oxygène aux cellules. Dans ces canaux, il y a des cellules spécialisées qui sont responsables de « fouetter » l’eau afin de la faire circuler plus efficacement dans le corps de l’animal. C’est aussi par ces pores que les déchets sont expulsés, tout comme les oeufs et le sperme. Pour se reproduire, les éponges emploient trois méthodes. La méthode sexuée qui implique du sperme et des oeufs; la fragmentation qui permet à l’animal de se diviser; et par bourgeonnement, alors que des capsules sont libérées par les éponges, capsules qui iront s’implanter plus loin.

Dans l’estuaire du Saint-Laurent, j’observe souvent des éponges. L’on voit plus fréquemment les éponges verruqueuses, les éponges en corbeille, les éponges en croûte de pain et les éponges pourpres. Mais ma préférée demeure l’éponge digitée. Une belle éponge qui peut mesurer un demi-mètre de hauteur!

C’est à l’île-aux-oeufs qu’il y a la plus grosse colonie d’éponges digitées dans mon secteur de plongée. Mais malheureusement, c’est assez loin de Baie-Comeau, alors je n’y vais pas très souvent. Mais il y a quelques années, j’ai trouvé une éponge digitée qui se trouve sur l’un des sites de plongée où j’amène régulièrement des clients. C’est dire que j’ai la chance de la voir souvent.

Elle se trouve à environ 80 pieds de profondeur. Elle est accrochée sur une pointe, face au courant. Je suis toujours étonné, à chaque printemps, de la retrouver intacte. Ces animaux me semblent si fragiles. J’ai de la difficulté à croire que rien ne semble malgré tout en mesure de les abimer.

J’ai bien hâte au printemps prochain pour aller voir « mon » éponge. Question de vérifier qu’elle a bien survécu au rude hiver de la Côte-Nord.

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Éponge en corbeille
Éponge verruqueuse
Éponge digitée
Et parfois, on tombe sur une forme particulière qui rend l’identification plus hasardeuse. Je dirais qu’il s’agit d’une verruqueuse.
Mon amie, l’éponge digitée 😉

Méduse non identifiée: mystère enfin résolu

Il y a quelques jours, je vous racontais une observation que j’ai faite dans les profondeurs du Saint-Laurent, il y a deux ans de cela. Une méduse que je n’avais jamais vue, et que je n’ai jamais revue depuis. J’étais depuis incapable de l’identifier.

Alors je me suis tourné vers Internet pour tenter de donner un nom à cette espèce. Plusieurs spécialistes se sont penchés sur la question, et le verdict est enfin tombé.

Il s’agit d’une méduse de la famille Neoturris. Fort probablement Breviconis ou pileata.

C’est une méduse qui fréquente principalement les eaux polaires, mais qu’on peut aussi trouver dans les eaux tropicales. Une espèce assez flexible, quoi.

Cette méduse mesure environ 5 centimètres de diamètre. Mais je n’ai pas trouvé beaucoup plus d’informations à son sujet sur les internets.

J’espère avoir la chance de l’observer à nouveau, un jour prochain.

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Sentier oublié et colonisé par les plantes carnivores

Aujourd’hui, je nous sors de l’estuaire du Saint-Laurent. Pour mieux y retourner prochainement, bien sûr. Je vous le promets.

Aujourd’hui, j’ai davantage le goût de vous parler de ma tourbière secrète, cachée qu’elle est au creux de deux petites montagnes, sur la Côte-Nord. Au milieu de tout ça se trouve un étang où virevoltent les libellules et demoiselles; elles chassent les insectes volants.

Cela se passe quelque part au milieu de la forêt boréale, sans que personne n’y regarde.

Pour y accéder, on doit emprunter un sentier oublié. Boueux il est. Et dans les segments où il ne l’est pas trop, on marche alors dans la tourbe spongieuse et humide. Aussi bien dire qu’on ne va pas là sans de bonnes bottes de caoutchouc.

Dans le sentier, on aperçoit très souvent des pistes d’orignal. L’entretien du sentier leur a en quelque été confié. Il y a aussi toutes sortes de fleurs que je m’amuse à identifier avec une application sur mon cellulaire. Comme quoi, la technologie n’est jamais bien loin dans nos vies contemporaines. Les insectes aussi, pullulent à cet endroit. Sur les branches, on ne peut manquer les oiseaux nombreux qui chantent. Et dans les herbes hautes et grasses, si on regarde bien, on peut observer des minuscules rainettes crucifères, des grenouilles des bois ou même des grenouilles du nord.

Ce que j’aime tout particulièrement de cet endroit, c’est qu’il est colonisé par des centaines, voire des milliers de plantes carnivores.

Dans le sentier, en marchant à quatre-pattes, on peut repérer les droséras. Ce sont des plantes carnivores toutes petites. Elles attrapent leurs proies, les insectes, avec des gouttes de colle. Une fois l’insecte pris au piège, il est forcé d’entrer en contact avec une enzyme que sécrète la plante. L’insecte est ainsi digéré sur place. La plante récupère la matière pour ses propres besoins, entre autres en azote.

La drosera pousse dans des sols pauvres. Elle ne parviendrait pas à combler ses besoins à même ce sol. C’est pourquoi elle a développé une stratégie de chasse aux insectes.

Dans mon sentier, il y a tant de droséras qu’il faut faire attention en marchant pour ne pas les écraser.

Plus loin sur la route, on arrive à l’étang. Les droséras cèdent alors la place à une autre plante carnivore du Québec. La sarracénie pourpre.

Cette plante est beaucoup plus grosse que la droséra. Et sa stratégie de chasse est différente. Elle attire les insectes dans une coupole d’où ils ne peuvent ressortir à cause de milliers de petits poils qui orientent les proies vers le bas. Et au fond, il y a toujours de l’eau. C’est là que les insectes se noient et sont digérés par la plante.

La sarracénie est coiffée d’une belle grosse fleur rouge ou rosacée. Elle est piquée au bout d’une longue tige, et semble dominer tout ce petit monde.

L’histoire de prendre quelques clichés d’insectes, d’amphibiens, de fleurs ou de plantes carnivores, et le temps me fait déjà signe qu’il faut retourner à la voiture. Et je quitte ce sentier, qui est un micromonde en soi, et que j’ose dire mien. N’a-t-on pas tous quelques fibres de Jacques Cartier après tout?

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L’animal le plus long de la planète n’est pas une baleine

Quand on pense aux animaux les plus gros de notre planète, on pense systématiquement aux cétacés. La baleine bleue est le deuxième plus gros animal à avoir existé dans l’histoire de notre petit monde. Ses 30 mètres possibles pour une centaine de tonnes en font une créature gigantesque. C’est indéniable.

Mais 30 mètres, il y a encore plus long que cela dans le règne animal. Il existe un animal plus long qu’une baleine bleue, certes, mais il est quand même très loin d’atteindre son poids puisqu’il est constitué de gélatine. Et cet animal vit lui aussi dans nos océans.

Il s’agit du siphonophore.

Des chercheurs ont récemment découvert un siphonophore géant dont la longueur dépassait les 45 mètres. Cela se passait dans les abysses, autour de l’Australie.

Le siphonophore fait partie de la famille des méduses. C’est un animal qui ressemble à une longue guirlande. D’accord, il est composé d’un amalgame de millions d’individus qui se réunissent pour finir par faire qu’une seule créature. C’est donc un peu de la triche, et la baleine bleue pourrait conséquemment déposer un protêt.

Les anciens individus cnidaires ne formant plus qu’un tout dans le siphonophore conservent chacun de rôles spécifiques. Certains sont responsables de l’alimentation, d’autres de la reproduction. Il y en a même qui servent de leurre pour les proies.

Le siphonophore passe sa vie dans la colonne d’eau. Il consomme du plancton et de petites proies qui fréquentent ces lieux. Il est hermaphrodite.

Les siphonophores comptent plusieurs espèces, mais toutes apprécient particulièrement les eaux profondes. On les repère souvent dans les 600 à 1000 mètres de profondeur. Ils sont même capables de produire de la lumière afin de se repérer dans le noir abyssal. Mais il arrive que certains remontent à la surface.

J’ai eu la chance d’en croiser un dans les eaux de l’estuaire du Saint-Laurent. Ce n’était par contre pas un siphonophore géant. Celui que j’ai observé mesurait quelques mètres tout au plus. Mais j’étais bien content de mon observation car j’ignorais jusque-là que des siphonophores fréquentaient les eaux de notre Saint-Laurent.

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