Auteur : Patrick Bourgeois
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La vie quasi microscopique
Aujourd’hui, on saute dans le monde du minuscule. L’eau du Saint-Laurent, c’est un véritable bouillon de vie. Il y a ces animaux nombreux qu’on aperçoit du premier regard. Et il y a aussi tous ceux qui sont trop petits pour être facilement remarqués. Les gammaridae font partie du second groupe. Dans le Saint-Laurent, il y…
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C’est important de s’entraider

Il est parfois bon de s’entraider si l’on espère mieux survivre dans les profondeurs du Saint-Laurent. Cela, les deux squatteurs que sont le bernard-l’ermite et la fourrure d’escargot (hydractinia echinata) l’ont bien compris. Le premier doit récupérer une coquille vide, le plus souvent celle d’un buccin, afin de se protéger au fond de l’abri ainsi…
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Des quiscales dans la neige

J’ai commencé à me passionner pour les oiseaux à l’enfance. Ça se passait dans les années 1980. J’avais un guide pour m’initier à leur identification. Le guide Roger Tory Peterson. Je l’ai encore d’ailleurs, ce vieux guide, dans lequel un tangara écarlate ne s’appelle pas encore un piranga! J’explorais les boisés du coin pour apercevoir…
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Une méduse parmi tant d’autres

Probablement la méduse la plus commune dans l’estuaire du Saint-Laurent: l’aurélie (Aurelia aurita). C’est une toute petite méduse blanchâtre. Elle peut atteindre les 40 centimètres de diamètre, dit-on, mais moi, dans le Saint-Laurent, je n’en ai jamais vues qui dépassaient les 10-15 centimètres de diamètre. On la reconnaît aux quatre gonades qu’elle arbore au niveau…
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Un bien piètre nageur

Dans l’estuaire, il est possible de croiser la route d’un poisson tout à fait particulier. Un poisson qui ne sait à peu près pas nager et dont les nageoires pelviennes se sont transformées en puissante ventouse au gré de l’évolution. Il s’agit de la grosse poule de mer (cyclopterus lumpus). Ce poisson s’approche des côtes…
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Se faire passer pour une roche

Pour survivre dans les profondeurs hostiles de l’estuaire du Saint-Laurent, les habitants doivent développer toutes sortes de stratégies.Certains sont imposants. D’autres discrets parce que très petits. Alors qu’il y en a qui préfèrent nager rapidement, en grands groupes intimidants. L’hémitriptère atlantique (hemitripterus americanus), lui, a préféré prendre la forme d’une roche recouverte d’algues. C’est comme…
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Rien ne se perd…

Un capelan qui meure et qui se retrouve au fond du Saint-Laurent, c’est une aubaine pour les étoiles!
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Une anémone plumeuse vorace

Quand on visite aussi souvent les profondeurs de l’estuaire du Saint-Laurent, on finit immanquablement par observer des comportements qui sortent de l’ordinaire. Dans tous les guides, on dit que l’anémone plumeuse (metridium senile) est planctophage. Ses tentacules délicats le prouveraient hors de tout doute. J’ai effectivement et souvent vu des représentants de cette espèce consommer…
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Entourés par les petits rorquals

Lorsque se rend sur les sites de plongée, on croise la route de toutes sortes d’animaux à partir de la surface. Ce jour-là, on s’est retrouvé dans un groupe d’une vingtaine, peut-être même plus, de petits rorquals qui s’alimentaient. Cela nous a procuré un spectacle inoubliable.
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Concombre de mer

.Lorsque l’on explore les profondeurs de l’estuaire, on rencontre une pléthore de créatures qui ressemblent à des fleurs. Mais ce sont pourtant des animaux. Le concombre de mer (Cucumaria frondosa), qui n’a rien à voir avec nos légumes, est l’un de ceux-là. Cet animal vit accroché aux fonds du Saint-Laurent. Il est très lent. Il…
