Un poisson à la tête transparente

Notre planète abrite des espèces complètement hallucinantes. Dans les océans probablement plus qu’ailleurs.

Macropinna microstoma est un tout petit poisson d’environ 15 centimètres et qui vit par quelque 600 ou 800 mètres de fond.

Ce qui rend ce poisson étrange est le fait qu’il a la tête complètement transparente. On peut apercevoir ses yeux à travers sa tête.

Ce poisson se nourrit de phytoplancton.

Il a développé une vue ultra puissante afin de fonctionner dans des profondeurs où la lumière ne se rend pas. Que la bioluminescence pour éclairer les environs.

Quand tu te retrouves en plein dans le chemin

Tu te retrouves dans les profondeurs du Saint-Laurent. Comme à son habitude, la vie y évolue lentement. Les guerres millénaires qui s’y mènent prennent du temps à se déployer, à couronner un vainqueur. Ce qui laisse tout le temps voulu aux plongeurs d’observer les phénomènes à leur guise.

Quand tout à coup, tu sens que la vie s’anime. Une tension s’installe. Quelque chose est sur le point d’arriver. Tu le sens bien. Le premier signe tangible est la chute de la luminosité. Tu détournes ton regard du fond, et c’est là que tu constater l’arrivée frénétique d’un banc constitué de dizaines de milliers de maquereaux bleus de l’Atlantique qui fonce droit sur toi et qui bloque la lumière du jour.

Les poissons sont si nombreux que tu n’as plus de place. Heureusement, chaque expiration constituée de dizaines de bulles d’oxygène et de dioxyde de carbone effraie les poissons. Ils te contournent. Mais passent près. Très près de toi. C’est spectaculaire et, les premières fois que cela t’arrive, inquiétant.

Ces poissons sont gros. Ils peuvent mesurer plus de 50 centimètres de long. Et ils sont musclés puisqu’ils n’arrêtent jamais de nager. À les voir progresser vers toi à vive allure, on dirait un banc de petits thons!

Ils arrivent dans l’estuaire du Saint-Laurent à la fin juin ou au début juillet. L’hiver, ils le passent plus au sud, en haute mer. Les chercheurs croient qu’ils séjournent alors dans les eaux profondes entre l’île de sable et Cape Cod. Mais ça reste encore mystérieux.

On dit que le maquereau mange surtout du zooplancton et de petits organismes. Mais je les ai vus chasser dans les bancs de lançons, autres petits poissons de l’estuaire. Les maquereaux s’approchent des proies, et alors, dans un geste vif comme l’éclair, ils foncent sur les petits lançons qui n’ont guère de chance de s’échapper.

La reproduction a lieu à la fin du printemps et au cours de l’été. Une femelle à elle seule peut pondre 500 000 oeufs.

Mais cela n’est pas encore assez. Car la pêche commerciale et sportive qui visent ce poissons sont en train d’amenuiser les stocks.

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