Les superbes méduses de chez nous

La plus grosse méduse que j’ai vue

Lorsqu’on explore les profondeurs du Saint-Laurent, on ne sait trop jamais sur quoi on va tomber.

Il m’est arrivé de croiser la route de rorquals à bosse sous l’eau, rencontre marquante s’il en fut une dans ma vie.

Mais les crinières de lion ne laissent pas leur place. Ces animaux sont fascinants. Ce sont d’ailleurs les photos de ceux-ci que je vends le plus à des particuliers. De prime abord, jamais je n’aurais cru cela.

Il y a quelques saisons de cela, je plongeais autour de l’île-aux-oeufs sur la Côte-Nord. C’est là que la flotte de Walker, lui qui espérait détruire la Nouvelle-France, fit naufrage en 1711.

Mais ce jour-là, c’est plutôt une énorme crinière de lion que j’ai aperçue. Sa tête devait faire 50 centimètres de diamètre! Rien de moins.

La crinière de lion est l’une des plus grosses méduses du monde. La plus grande jamais observée faisait 2,4 mètres de diamètre!!!

Espèce-mystère

Plus on explore les profondeurs du Saint-Laurent, et plus on accroit ses chances d’observer des phénomènes plus rares. Comme cette fois où j’ai assisté à la chasse des anémones rouges du nord, elles qui faisaient ripaille à partir d’un banc de lançons qui s’était approché de trop près du récif.

Mais on peut aussi tomber sur des espèces rares sur mes sites. Comme un poisson-alligator par exemple. Ou qui nous sont carrément inconnues.

Je dois dire que plus on descend en profondeur, et plus ces chances de croiser la route de quelque chose d’inusité augmentent.

À mes premières années de plongée dans le grand Saint-Laurent, je m’en tenais beaucoup aux 18-20 mètres de profondeur. Je dis toujours que c’est là que la diversité et la densité sont les plus fortes. Mais depuis quelques saisons, j’explore davantage les 30-40 mètres. Et là, si la densité est dans les faits moins forte, les têtes étranges, elles, sont beaucoup plus nombreuses.

Au mois d’août 2018, je guidais des clients de Boston. Ceux-là cherchent assidûment des nudibranches un peu partout dans le monde, dont chez nous. Je leur ai expliqué que sur mes sites, plus on descend, et plus les nudibranches sont gros, nombreux et d’espèces plus rares. Nous sommes donc descendus à 35 ou 40 mètres. Il y avait bien ce qu’on cherchait. Des nudibranches en abondance. Mais je suis également tombé sur une méduse qui me mystifie encore à ce jour.

Cette espèce de méduse, je ne l’ai aperçue que cette fois-là. Nul besoin de dire qu’elle ne se retrouve pas dans les guides commerciaux pour les espèces du Saint-Laurent. J’ai montré ces photos à des plongeurs qui s’y connaissent eux aussi bien en espèces marines, et à ce jour, notre méduse dissimule toujours bien son identité véritable.

Alors l’enquête se poursuite.

Si vous êtes en mesure de nous fournir des informations quant à l’identité de cette espèce, ne vous gênez surtout pas pour me les laisser en commentaire.

Merci!

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