Pourquoi je fais de la photo animalière

Attention, pieuvre ultra venimeuse !

Ce n’est pas une règle infaillible, bien sûr. Et il faut évidemment exclure les oiseaux de cette règle. Mais dans la nature, la plupart du temps, quand un animal est ultra coloré, c’est souvent parce qu’il est venimeux.

C’est en tout cas le cas de la pieuvre à anneaux bleus qui vit dans les eaux ceinturant l’Australie du Sud.

Cette toute petite pieuvre possède un venin assez puissant pour tuer rapidement un humain adulte.

Afin de faire savoir aux êtres des alentours qu’elle est dangereuse, elle arbore des anneaux d’un bleu étincelant. La pieuvre les fait apparaître lorsqu’elle se sent menacée ou lorsqu’elle est sur le point d’attaquer, et ce, afin d’envoyer un message clair à ses adversaires : attention, venin puissant!

La pieuvre délivre son venin à l’aide de son bec. C’est donc en mordant ses prédateurs ou ses proies qu’elle les empoisonne. Le venin est stocké dans les glandes salivaires de l’animal.

La pieuvre à anneaux bleus mesure environ 10 cm.

On prépare le zodiac

Le printemps a beau nous laisser sur notre faim, il n’en demeure pas moins que je dois quand même préparer le zodiac pour la prochaine saison de photo sous-marine.

En juin, je quitterai la métropole montréalaise pour m’installer dans notre roulotte, sur le bord du Saint-Laurent.  Ma mission?  Témoigner de la beauté de ce grand fleuve à l’aide de ma caméra.

L’an dernier, je n’ai pratiquement pas fait de photos sous-marines.  Tout mon temps était investi dans notre projet documentaire.  Maintenant que le film est à toutes fins pratiques terminé, je peux me concentrer sur d’autres projets.

Parmi eux, il y a la photo sous-marine.  Pour en faire un second livre.  Fort probablement.

Avec mes photos, je veux vous entraîner avec moi, via ce blogue, dans mon quotidien d’exploration du Saint-Laurent.  Par les années passées, je gardais davantage mes images pour mes projets de livre ou de film.  Cette année, bien sûr que je conserverai encore du matériel pour ces supports, mais je veux quand même vous partager des photos beaucoup plus régulièrement.  Pour que vous n’ayez pas à attendre quelques années avant de voir mon travail sur l’écran de votre téléviseur.

Mais pour faire de la photo sous-marine, dans le secteur qui est le mien (estuaire et golfe Saint-Laurent), ça prend un bateau.

Le mien, c’est un zodiac de 6 mètres.  Propulsé par un moteur Yamaha 115 forces.  Ce bateau me permet de faire de la distance et d’aller là où je sais que les animaux sont particulièrement intéressants à photographier.

L’hiver dernier, Patrice, Alex et moi avons complètement modifié le bateau afin qu’il soit plus pratique pour les tournages.  Cet été, j’attends encore des confirmations pour des projets de film, mais il est clair que le zodiac me sera bien utile pour la photo.

La présente préparation du bateau pour la saison qui vient n’est pas simple.  L’été dernier, le toit se faisait drôlement brasser sur les flots du Saint-Laurent.  J’effectue environ 100 sorties par été, et très souvent, dans de la bonne vague.  La structure d’acier du toit en a pris pour son rhume.  On a donc décidé de lui ajouter quelques renforts.  Ça veut dire qu’on a dû retirer le toit du bateau.  Et souder les nouveaux renforts.   Prochainement, je devrai sabler l’acier pour le repeindre.  Tout ça devrait prendre deux ou trois fins de semaines selon nos évaluations en temps toujours très fiables (bon, mettons plutôt 3-4 fins de semaine tout de suite 😉 ).

Ensuite, je devrai descendre à Baie-Comeau.  Pour aller chercher le camion et ensuite revenir à Montréal pour cueillir le bateau.  Et retour à Baie-Comeau jusqu’en septembre!

Que de travail tout ça.  Mais explorer le Saint-Laurent me passionne tellement que ces tâches ne me sont pas lourdes du tout!